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vendredi 20 avril 2007

Les RisQueS Du Métier


Od est un nain.
Il travaille dans ce cirque au nord de la Thaïlande à Pattaya.
Après son numéro d'acrobatie auxquels sont venus assister plus de 1000 personnes, ce sera au tour de Hilda de faire son tour.
En attendant que vienne son heure Hilda l'hippopotame somnole à côté de la scène. Le nabot quand à lui rebondit gaiement sur son outil de travail, il prend de l'assurance et decide de tenter en finale une figure epoustouflante. Od dans sa tentative de perfection rate son impulsion et devie de sa trajectoire.
Pour le plus grand plaisir des spectateurs la synchronisation est parfaite. Alors qu'Hilda est en train de bailler le nain atterrit dans sa gueule béante sous un tonnerre d''applaudissement. Hilda, dans un réflexe de déglutition avalera Od sur le champ pour un dernier saut mythique.

N.b: Le trampoline à été mis sous scellé pour des analyses plus poussé.



Pour mémoire :

La présence d’un hippopotame dans un cirque constitue donc 4 infractions au minimum:

1/ Détention illégale au regard de l’article L.413-2 du code de l’environnement ­ relatif aux certificats de capacité.

2/ Détention illégale au regard de l’article L.214-1 du code rural ­ relatif aux exigences biologiques des espèces.

3/ Détention illégale au regard de l’article R.213-2 du code rural ­ relatif à la participation effective des animaux au spectacle.

4/ Absence d’autorisation d’ouverture (Article L.413-3 du code l’environnement)


La justice ordonne la confiscation d'un hippopotame

NEVERS (AFP) - Un directeur de cirque a été condamné à un mois de prison avec sursis et 600 euros d'amende pour mauvais traitements envers un hippopotame par le tribunal correctionnel de Nevers qui a également ordonné la confiscation de l'animal, qui finira ses jours en Angleterre.

Arsène Cagniac, directeur du cirque Alain Zavatta, était poursuivi pour quatre infractions relevées lors de son passage à Nevers en septembre 2001, et notamment pour les conditions déplorables dans lesquelles l'hippopotame était transporté. Selon les services vétérinaires, l'animal vivait dans une bassine remplie de 20 litres d'eau à peine, alors que ces mammifères ont besoin d'un minimum de 5.000 litres pour vivre.

A l'audience, mardi, l'inspecteur de la Direction des services vétérinaires a affirmé que M. Cagniac, "réfractaire à toute législation", avait déjà été condamné "plusieurs fois parce qu'il n'avait pas les autorisations nécessaires pour ses animaux".

Le tribunal n'a pas suivi totalement les réquisitions du procureur de la République, qui avait aussi réclamé la confiscation de deux éléphants pour qu'ils soient remis à l'association anglaise Animal Defenders afin de "finir leur vie décemment".


Une condamnation de 1000 Euros et la saisie de cinq lions, un tigre, un hippopotame et cinq serpents aux dépens du cirque Luigi Zavatta ordonné par le tribunal d'Annecy En janvier 2006.

Le cirque A Zavatta après avoir été condamné a 600 euros d'amende et la Saisie de son éléphante Kenya, s'est refusé à laisser partir l'animal. Les forces de police étant en minorité face aux occupants du cirque sont repartis bredouille.
Suffisamment accompagné pour appliquer la loi, la police ce sont de nouveau rendu dans le cirque A Zavatta qui avait fait disparaître l'éléphante.
A l'heure actuelle l'éléphante Kenya serait en Espagne.

Si vous rencontrez un camion rouge au nom de Zavatta, et sur lequel, il est écrit "Transport d'éléphants", merci de nous contacter dans les plus brefs délais au
06 14 82 21 84.

Détention illégale des hippopotames dans les cirques :

L’article 10 de l’arrêté du 21 août 1978 stipule que « les installations destinées au logement des animaux devront être adaptées aux exigences biologiques, aux aptitudes et aux mœurs de chaque espèce… » ce qui, comme nous l’avons vu ci-dessus, rend la détention des hippopotames dans les cirques en infraction avec la loi.

Mais l’article 16 précise que « les établissements mobiles sont soumis aux dispositions du présent arrêté sous réserve des adaptations rendues nécessaires du fait du caractère mobile de leurs installations ».

Cet aménagement conduirait-il à une acceptation implicite de la part du législateur de détenir dans un cirque un animal dans des conditions qui sont contraires à ses besoins biologiques ? Non.

D’une part L’article L.214-1 du code rural exige que « Tout animal étant un être sensible soit placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».

Et d’autre part, le certificat de capacité « décision administrative reconnaissant la compétence propre d’une personne à assurer la responsabilité et l’entretien des animaux d’espèces non domestiquesn’est pas attribué pour des hippopotames dans des établissements itinérants.


«Les avis rendus récemment par la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive se sont révélés être, de manière constante, défavorables » pour trois raisons principales :

  • Les conditions de détention et de présentation des hippopotames ne permettent pas d’assurer le respect des exigences physiologiques de ces animaux.

  • Les conditions ne garantissent pas de manière satisfaisante la protection du public et du personnel chargé de leur entretien.

  • Les hippopotames ne présentent aucune aptitude particulière au dressage en vue de l’exécution d’un numéro.

    Selon le Ministère de l’environnement « la seule parade des animaux dans un véhicule dans les rues d’une ville ne constitue pas un spectacle de cirque ».

Conformément à l’article R.213-2 du code rural, l’autorisation d’ouverture ne peut être accordée que pour des animaux participant effectivement à un spectacle.


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